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"POTS MOUILLES"

De temps en temps, en parlant de floraisons, je mentionne les „pots mouillés” (ou „pots humides”), solution trouvée pour ne pas devoir arroser trop souvent mes plantounes qui, dans les orchidariums, séchaient à une vitesse grand V.

La plupart de mes orchidées sont en hydroculture. Pourquoi chercher quelque chose de neuf ?

  • D`abord parce que, dans mes orchidariums, il y a trop peu de place pour les réservoirs d`eau qu`on place d`habitude sous les pots des plantes en hydroculture. D`où l`idée de les incorporer dans les pots.
  • Puis aussi parce qu`il y a des plantes qui n`ont pas apprécié l`hydro et préfèrent le substrat classique. Comme je n`aime pas du tout devoir arroser trop (à mon avis...) souvent, il fallait trouver une solution pour réunir l`avantage principal de l`hydroculture – arrosages beaucoup plus rares – avec la possibilité de varier les substrats en fonction des goûts de mes plantounes.
  • Et finalement parce que j`avais décidé de « démonter » toutes mes montées pour les raisons déjà mentionnées : ça sèche très vite dans mes orchidariums et je déteste arroser tous les jours… et même tous les deux jours…

    Apres avoir joué avec les substrats, les arrosages, la ventilo et l`hygrométrie, c`était le tour des pots… Pour trouver l`équilibre, c`est-à-dire pour espacer les arrosages tout en évitant de faire sécher ou pourrir les racines, il y avait un peu de boulot pour les cellules grises... et pour les petits doigts.

    Au début, j`ai évité de trop parler de ces „pots mouilles” sur le forum, car l`aventure était risquée (trop facile de faire pourrir les racines...). D`abord il fallait voir si ça marche au moins à moyen terme.

    Maintenant, après 3 ans d`expériences dans ce sens, je peux dire que ça marche... CHEZ MOI, dans mes conditions concrètes. Hélas, non sans victimes: quelques plantes ont dû partir à la poubelle... Pas mal d`autres ont apprécié et m`en ont gratifié de très belles floraisons. A ce jour, la plupart de mes orchidées ont des pots de ce type. MAIS je répète et souligne : comme vous le savez, ce qui marche dans des conditions A, peut ne pas marcher dans des conditions B... Et trois ans d`expérience, en culture d`orchidées, c`est pas encore du long terme... Je n`oserais donc pas recommander cette méthode aux autres. Prenez-la plutôt comme un sujet de réflexion…

    Comme il me fallait aussi trouver une solution pour mes montées qu`il était impossible de démonter sans les tuer ou presque, ainsi que pour les „coureuses”, j`ai adapté ces pots à leurs besoins (pas de place pour des soucoupes…).

    C`est quoi donc, un „pot mouillé” (ou humide...)???

    C`est presque la même chose que les pots pour hydroculture que je ne suis pas la seule à fabriquer à partir de bouteilles en plastique vides, en y perçant des trous. Voici à quoi ça ressemble (le texte est en letton mais les images parlent d`elles-mêmes) : ici. La seule différence, c`est que maintenant je ne troue plus la partie inférieure de la bouteille. Combien de centimètres? Eh bin, ça dépend des besoins de la plante concrète, du substrat que je veux utiliser etc... P.ex. si une orchidée aime moins avoir les pieds mouilles, la partie non trouée de son pot est moins haute. Et puis si j`ai une plante avec des racines très sensibles... je la laisse dans le substrat classique et pot classique. On n`est pas obligé de tout changer sans penser...

    Pour adapter ces pots aux ex-montées ou coureuses, je le coupe comme sur les photos. Les dimensions de la coupure correspondent à la plante + une réserve. L`essentiel est de laisser la partie non trouée pour avoir un réservoir d`eau „incorporé” :





    Et d`en-haut, pour mieux comprendre :



    Je remplis la partie inférieure non trouée de billes d`argile pour faire monter l`humidité par capillarité sans faire pourrir le substrat. Si je veux garder le substrat plus humide, je prends des billes plus fines. Et vice versa. Après, je mets une couche de substrat ou, pour une version plus mouillée, de la sphaigne pure.



    Ceci fait, je place la plante dans le pot. Dans ce cas concret, un Cirrhopetalum (Bulbophyllum) makoyanum qui avait souffert de manque d`humidité :



    Après, je remplis de substrat les vides. Reste de fixer la plante dans le pot par un lien plastique. Un esthète utiliserait plutôt du fil de pèche...





    Et voilà! Maintenant on peut suspendre le pot dans l`orchidarium.



    Jusqu`ici, c`est facile et rapide. Le plus compliqué commence maintenant. Bien surveiller la plante, surtout au début, pour pouvoir réagir à temps si elle n`apprécie pas son nouveau pot.

    Pour arroser, je remplis la partie inférieure, non-trouée, du pot. Les plantes qui l`aiment reçoivent une douche sur toute la hauteur de la bouteille.

    Encore un bulbo, en pot mouillé depuis 3 ans :



    Trichocentrum tigrinum, un autre „vieux” de cette méthode :




  • Orchidarium chaud